Journée Internationale de Lutte pour le Droit des Femmes

March 10, 2019

 

Cher.e.s shomrim*ot, chers parents, chers tous, aujourd'hui est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes et non la journée des femmes. La différence est importante car l'objectif de cette journée n'est pas de célébrer un sexe mais de réfléchir aux droits et aux conditions des femmes dans le monde.

Tout le monde est capable de dire qu’il supporte l’égalité entre les hommes et les femmes. Ce qui fait réellement la différence, c’est le fait de comprendre que les inégalités entre les genres ne se limitent pas à l’égalité salariale, même si cette réalité est en soi inacceptable.
Les inégalités se reflètent à travers la société : 
dans leur sous-représentation dans les positions influentes (chef d’entreprise, universitaires, élues)
dans la quantité inégale de dangers auxquels les femmes font face, que ce soit dans les lieux publics ou dans leur foyers.
Dans la manière dont les femmes sont représentées dans les médias, dans les films, dans les chansons
L’inégalité est aussi présente dans la langue, que ce soit dans les règles de grammaire ou dans les mots utilisés le plus souvent pour décrire une femme ou un homme.
Nous avons commencé ce post en nous adressant à vous en tant que “Cher.e.s Shomrim*ot, chers parents, chers tous”.
A l’heure où l’académie française vient enfin d’accepter la féminisation des titres et des professions (comme présidente, professeure, cheffe), nous devons peut-être encore faire un pas en avant et utiliser l’écriture inclusive, qui, comme son nom l’indique, s’adresse enfin à toute la population et non plus à sa seule moitié.

Supporter et lutter pour l’égalité entre les hommes et les femmes, c’est donc également remettre en question et repenser la manière dont la figure de la femme et la figure de l’homme sont construits et comment les relations entre les genres sont vécues.

L’Hashomer Hatzaïr est un mouvement qui s’est battu à travers son histoire pour que les femmes et les hommes puissent avoir les mêmes droits et opportunités. Comme Haika Grossman, shomeret qui fut résistante en Europe de l’est pendant la Shoah puis députée à la Knesset (qui fit d’ailleurs passer la loi sur l’avortement en Israël en 1977), nous continuerons notre combat pour qu’un jour, il ne soit plus utile d’avoir une journée internationale de lutte pour les droits des femmes.

Hazak Ve’Ematz

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